Saha Gnawa, du sable sur le bitume

Dans son premier album éponyme, le groupe Saha Gnawa provoque la collision entre les traditions ancestrales du Maroc et l’effervescence musicale de Brooklyn. Né lors des sessions nocturnes du club LunÀtico, ce projet fusionne la transe mystique du répertoire gnawa avec les grooves urbains du jazz new-yorkais, dans une alchimie sonore audacieuse et aérienne.

Porté par Maâlem Hassan Ben Jaafar -héritier d’une lignée prestigieuse de maîtres gnawa- et le batteur Daniel Freedman, le collectif s’entoure de musiciens virtuoses qui ont joué pour David Bowie, Bonobo ou Angélique Kidjo. Ici, le guembri dialogue avec les synthétiseurs, ces castagnettes métalliques appelées qraqebs répondent aux kicks électro, et les riffs de guitare survolent les call-and-response. Plus qu’un hommage moderne rendu aux ancêtres, Saha Gnawa remplit son devoir de mémoire en invitant à la transe par la puissance de l’improvisation et par une rare justesse dans l’exercice fusionnel. Psychédélique !

Ecoutez l’album ici.

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