Tout digger, même modeste, se souviendra être tombé sous le charme d’Obaa Sima réédité sur Awesome Tapes from Africa. Trente ans après cet épisode mythique de la dance music ghanéenne, Ata Kak est de retour avec Batakari. Personne ne s’attendait à ce genre de second souffle qui, même s’il a quelque chose d’opportuniste, est évidemment bienvenu. Longtemps resté une énigme, ce pionnier ghanéen avait disparu des radars après l’échec de son premier album, tiré à seulement 50 cassettes en 1994. Nourri au highlife, Ata Kak a fusionné les rythmes traditionnels avec la musique électronique des années 90, créant un son à la fois cheap et involontairement avant-gardiste, marqué par un flow caractéristique. Le label qui l’a révélé au monde sort aujourd’hui Batakari, un nouvel album qui, curieusement, semble lui aussi venir tout droit de la fin du dernier millénaire. Toujours ludique, maladroit, mais unique en son genre, le son d’Ata Kak méritait bien son comeback !
L’album est disponible ici.

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